top of page

Lecommerce entre l’Asie et l’Afrique en 2025 : chiffres clés et opportunités

  • Photo du rédacteur: Ali
    Ali
  • 23 oct.
  • 3 min de lecture
Vue aérienne d'un porte-conteneurs coloré naviguant en mer. Conteneurs rouges, bleus, oranges sur fond d'eau turquoise. Mouvements de vagues.
Un cargo chargé de conteneurs multicolores navigue sur l'océan, vu d'en haut, mettant en évidence l'immensité de la mer et le trafic maritime.

Ali

24/10/2025


Le commerce entre l’Asie et l’Afrique a pris une ampleur inédite en 2025. Les ports, les zones économiques et les couloirs logistiques entre les deux continents tournent à plein régime. Les échanges explosent, les chiffres s’envolent, et une nouvelle géographie du commerce mondial s’installe peu à peu, déplaçant le centre de gravité économique vers le Sud global.


Le moteur principal reste la Chine. Ses échanges avec l’Afrique atteignent 295,6 milliards de dollars en 2024 et continuent de croître en 2025. En huit mois seulement, le volume atteint déjà 222 milliards, soit une hausse de plus de 15 %. Les exportations chinoises bondissent de près de 25 %, tandis que les importations africaines progressent à peine. Le déséquilibre se creuse, plus de 59 milliards de déficit pour le continent africain sur les huit premiers mois de l’année.



Carte montrant les 1ers pays sources d'importations africaines en 2000 et 2020. France, Afrique du Sud, Chine et autres, en bleu, jaune, rouge, gris.
Commerce en Afrique : en 2000, la France dominait les importations africaines tandis qu'en 2020, la Chine a pris une position prédominante, illustrant un basculement majeur des relations commerciales sur le continent. Source:Statista

Derrière la Chine, l’Inde trace sa route. En franchissant pour la première fois la barre des 100 milliards de dollars d’échanges, elle s’impose comme le deuxième acteur asiatique du continent. Ses exportations, pétrole raffiné, produits pharmaceutiques, véhicules, machines, gagnent du terrain. Ses investissements dépassent désormais 75 milliards depuis 1996, preuve d’une implantation durable et stratégique.


Singapour suit le mouvement avec une croissance de 54 % de ses échanges depuis 2020. Ses entreprises, plus d’une centaine, opèrent désormais dans 40 pays africains. L’énergie, la logistique, les services numériques et les infrastructures concentrent les flux. La cité-État mise sur la stabilité institutionnelle africaine pour bâtir des partenariats à long terme.


La Corée du Sud, le Japon et la Malaisie s’activent eux aussi. Séoul a tenu son premier sommet Corée-Afrique en juin 2025, promettant 10 milliards d’aide publique et 14 milliards de financements à l’export. Tokyo, lors de la conférence TICAD 9, a proposé la création d’une grande zone économique reliant l’océan Indien à l’Afrique, avec des prêts à hauteur de 5,5 milliards de dollars et un vaste plan de formation en intelligence artificielle. Quant à Kuala Lumpur, elle cible désormais l’Afrique comme marché prioritaire pour ses exportations non pétrolières, avec des hausses de plus de 50 % vers plusieurs pays.



Carte montrant l'expansion des ports chinois en Afrique; ports marqués par des points colorés sur la côte. Légende et texte indiquant les projets et bases navales.
Carte illustrant l'expansion des ports chinois en Afrique, montrant les emplacements stratégiques financés, développés ou gérés par la Chine, ainsi que les ports accueillant des activités navales de l'APL. Source: Africacenter.org

Les échanges Asie-Afrique atteignent des sommets en 2025. La Chine domine, avec plus de 200 milliards de dollars d’exportations vers l’Afrique, centrées sur les machines et les panneaux solaires. En retour, le continent fournit pétrole, métaux et matières premières, maintenant une dépendance structurelle. La Chine concentre 22 % du commerce africain et 63 % de son déficit.


L’Afrique possède 30 % des réserves mondiales de minéraux critiques. La RDC fournit la majorité du cobalt, le Zimbabwe le lithium, le Mozambique le graphite et l’Afrique du Sud le platine. Ces ressources attirent les capitaux asiatiques.


Dans l’énergie, la Chine investit 9 milliards de dollars dans le solaire et l’éolien, pour un total de 42 milliards, dont 30 milliards dans le pétrole et le gaz. L’automobile suit, avec une production complète en Afrique du Sud et une zone spéciale batteries RDC-Zambie.


Le marché pharmaceutique pèse 27,6 milliards de dollars et pourrait croître de 30 % en dix ans, soutenu par les investissements japonais. Le numérique atteint 180 milliards, soit 5 % du PIB africain, porté par le mobile et les paiements en yuan via le système CIPS.


Les projets de la Belt and Road totalisent près de 40 milliards au premier semestre 2025, mais aggravent l’endettement du Kenya et de l’Éthiopie. Parallèlement, la dédollarisation progresse : le Nigeria et le Kenya adoptent le yuan pour alléger leurs dettes.

La Zone de Libre-Échange Africaine pourrait accroître de 45 % le commerce interne et ajouter 141 milliards au PIB continental. L’industrialisation locale, la relocalisation asiatique et le numérique ouvrent des perspectives, tandis que les importations alimentaires explosent vers 100 milliards.


L’OMC prévoit +5,3 % d’exportations et +11,8 % d’importations africaines en 2025. L’axe Asie-Afrique devient un centre de puissance, encore déséquilibré mais plein de potentiel.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bottom of page